Tragedia Medea


« Tout le monde a ses raisons, Hélas ! » Jean Renoir, La règle du jeu.

 

Médée, c’est cette voix étouffée par le malheur et qui prélude à la main enragée saisissant le couteau.
Le cri inarticulé de celles et ceux qu’on appelle folles et barbares, monstres et sorcières, et qui font entendre leurs différences, leurs différends.
Médée, c’est la figure perdue et toujours retrouvée dans le dédale des récits de l’occident.

Elle ne cesse de nous montrer comment la douleur extrême et incommunicable, telle un deuil se transforme en fureur et folie vengeresse.
Il s’agit de saisir alors un autre point de vue sur le monde, la société et d’écouter une autre voix, celle de l’histoire des vaincus. Cette voix qui s’étouffe dans un tort qui n’a quasiment jamais été conçu, reçu et entendu.
Dans ce spectacle Tragedia Medea, on veut rendre visible le contre champ de ce qui engendre les amoks et les bombes incendiaires. En croisant les récits de Médée et de Philomèle, il cherche les résonances avec ce qui fait notre époque.

 

Dernier volet de la trilogie Les machines de guerre composée d’Orange mécanique et de Moi, Pierre Rivière, qui essaie de comprendre comment une mécanique de la violence se met en marche, et peut produire des effets destructeurs matériels et mentaux (à l’image des corps métalliques).


© Lisa Abdul

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