
Un brunch d’anniversaire filmé en direct qui vire à la tragédie — quand la caméra devient le cinquième personnage d’une famille où les masques tombent.
Mère orchestre frénétiquement le brunch de ses 45 ans et « rembobine » la scène dès que sa famille la déçoit. Le cadeau d’une caméra vidéo transforme le père dépassé en cinéaste, sous les moqueries du fils Jurgen et les rires de sa fille Esther.
Mais la farce tourne au drame : les masques tombent, les secrets remontent. Le père s’apprête à quitter sa femme pour la sœur de celle-ci — et la mère, derrière l’illusion d’une famille parfaite, sait que tout n’est que fiction et mensonge.
Avec humour et cruauté, Blowing sonde les rapports d’une famille d’Europe du Nord à travers le prisme d’une caméra. Le sable et le vent du Nord s’infiltrent sous les portes et abolissent les frontières de l’intime : le plus familier devient le plus étrange.
Reste la leçon de la pièce — les frontières dont nous avons besoin pour vivre doivent rester des limites, sans jamais devenir des murs.

Elle passe de main en main et retransmet en temps réel le film de famille qui n’arrive pas à se faire, révélant l’inconscient de chacun. Caméra de vidéosurveillance, picovidéoprojecteur, Ténori-on aux motifs hypnotiques : l’image efface la frontière entre le réel et la folie.
Une salle à manger et une cuisine séparées par une paroi de plexiglas ; moquette grise, murs froids et translucides travaillés par l’image et la lumière.
Une lumière d’Europe du Nord, à la fois ensoleillée et glaciale, inspirée du cinéma en noir et blanc.

Avec Thomas Baelde, Anne Conti, Nicolas Dufour et Camille Forgerit.
