Nos oranges mécaniques


D’après Anthony Burgess


« On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent. Mais on ne dit jamais rien de la violence. Des rives qui l’enserrent ». Brecht

Ce projet de création intitulé Nos oranges Mécaniques s’inspire librement du livre de Anthony Burgess et en propose une sorte d’opéra gore, une farce burlesque et inquiétante donnant à voir la société d’aujourd’hui et son rapport à l’ultra-violence. C’est notre monde, dans lequel la violence explose, celle des stades et du culte du danger, du risque de la mort, présent aussi dans le sport et dans la violence routière. La violence sans échappatoire, qu’il s’agisse de coups, d’enfermement, de décervelage et de manipulation. Une violence  qui est mise en œuvre à travers des institutions disciplinaires et normalisatrices qui gèrent en stock les irréguliers et les anormaux.

Nous suivons dans le spectacle la fable d’orange mécanique en y entremêlant des extraits de IGH et de Super Cannes de James Ballard, deux romans dans lesquels l’écrivain décrit une société sécurisée et anesthésiée. Une société aseptisée qui vit dans le confort et du fond de laquelle sourd une extrême violence. Mélangeant humour, drame, psychologie et violence, Orange mécanique est une véritable satire de la société moderne, du nihilisme, où les jeunes prennent le pouvoir en passant de la pulsion de vie à la pulsion de mort. Mais la violence est donnée à voir ici du point de vue du diable lui-même.

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