D’après Carlo Collodi — un voyage initiatique entre théâtre, danse et vidéo, dans la grande question du vivant.
FormeThéâtre, danse, manipulation d’objets, vidéo en direct · jeune public
Adaptation et conceptionFrédéric Laforgue · Pierre Cartonnet
Mise en scèneLisa Hours
InterprétationPierre Cartonnet
Texte sourceCarlo Collodi, Les Aventures de Pinocchio, 1881–1883
Durée1 heure 05 minutes
PublicDès 6 ans · cycle 2, début cycle 3 · scolaires et tout public familial

Le projet
Pinocchio est un personnage universel, profondément ancré dans l’imaginaire collectif. Souvent réduit à l’image du menteur au nez qui s’allonge, il est pourtant bien plus que cela : chez Carlo Collodi, Pinocchio est avant tout un être en devenir, un morceau de bois qui s’anime, parle, ressent, souffre, se trompe, apprend et se transforme sans cesse. Notre spectacle l’imagine en corps de bois sec et heurté, qui tombe, bondit, se cogne, pleure, rit, bâille, promet et recommence — un voyage initiatique, sensible et poétique, qui explore la grande question du vivant à hauteur d’enfant.
Note d’intention
Au cœur de notre démarche se trouve la transformation. Pinocchio est une marionnette façonnée dans un bois « magique », qui bouge et parle avant même d’être achevée. Cette naissance inachevée est déjà une promesse : celle d’un être qui cherche sa place, qui veut faire l’expérience du monde par son corps. Chaque étape de son parcours est une tentative d’incarnation. Notre adaptation met en lumière cette succession de métamorphoses : Pinocchio est tour à tour marionnette, enfant, animal, machine. Il est ange, bête et robot. À peine apprend-il à marcher qu’il s’enfuit en bondissant « comme un cheval ». À peine croit-il trouver une forme stable qu’il chute à nouveau et se transforme encore.
Pinocchio est un fauteur de troubles, un petit agité qui ne tient jamais en place. Son agitation permanente en fait le témoin idéal d’un monde en mouvement, traversé par l’accélération, le changement, la perte de repères. À travers lui, nous racontons un monde où rien n’est jamais figé, où il faut sans cesse s’adapter, se transformer, recommencer. Pinocchio est aussi un outsider : lorsqu’on l’invite à monter sur scène avec la troupe de Mangiafuoco, il ne trouve pas sa place — au lieu de jouer son rôle, il interrompt le spectacle, déborde du cadre, provoque la fureur du régisseur. Il ne sait pas « bien se tenir ». Il dérange, il déborde, il fait tout de travers.
Suite
Le spectacle croise théâtre, danse, musique et vidéo. Le corps de l’acteur-danseur est au centre du dispositif. Il incarne Pinocchio autant qu’il se laisse transformer par les matériaux présents sur scène. Son jeu oscille entre maîtrise et perte de contrôle, entre manipulation et abandon. La vidéo occupe une place essentielle dans la dramaturgie : loin d’être un simple décor, elle est un véritable partenaire de jeu. Les images sont en grande partie fabriquées en direct depuis la scène, à partir de manipulations d’objets et d’accessoires. Elles ouvrent des fenêtres sur les mondes intérieurs de Pinocchio, sur l’imaginaire, sur le monde animal, végétal et minéral, sur les métamorphoses visibles et invisibles.
Le dispositif scénique est volontairement à vue. Le public assiste à la fabrication du spectacle : les transitions techniques, les changements d’images, la régie plateau. Un système de levage permet à l’acteur d’être mis en suspension, installé et manipulé à vue par le régisseur. Une caméra filme en direct un vivarium contenant un vrai grillon, personnage emblématique du récit. Un tronc d’arbre suspendu équipé d’une enceinte devient une présence parlante. Des sabots de bois s’enflamment. Des matériaux simples — terre, bûches, copeaux de bois, pieds de table — prennent vie sous les yeux des spectateurs. Une marionnette spécialement conçue pour le spectacle, réalisée en collaboration avec la compagnie ivoirienne Ivoire Marionnettes, s’anime grâce à différentes motorisations et vient prolonger la réflexion sur le mouvement et la vie.
À la toute fin du spectacle, un petit robot habillé comme Pinocchio apparaît sur scène. Il rejoint l’acteur comme un double, brouillant une dernière fois les frontières entre le vivant et l’inanimé, entre le corps humain, la marionnette et la machine. Sans jamais être didactique, le spectacle pose des questions simples et essentielles : qu’est-ce qui fait qu’un corps est vivant ? Est-ce le mouvement, la parole, l’émotion, le regard des autres ? Peut-on être vivant sans être humain ? Un Pinocchio d’aujourd’hui, insaisissable, joyeux et inquiet, toujours en transformation — à l’image de notre époque.
Imaginaire
Iconographie & filiations
le dispositif scénique / théâtre, vidéo et lumières en direct
le Palais des Jouets
chaque promesse cache un piège
Équipe
Disponibilité
La compagnie apporte l’intégralité du matériel scénique, de projection vidéo et de sonorisation. La forme s’adapte à tout type de lieu équipé : théâtres, salles polyvalentes, espaces scolaires conventionnés, festivals jeune public. Une bonne occultation est souhaitée pour la qualité des projections vidéo. Saisons 2026–2027 ouvertes aux programmations.
| Durée | 1 heure 05 minutes |
| Montage | 3 heures · 1 service |
| Démontage | 1 heure 30 |
| Espace de jeu minimum | Ouverture 4 m · profondeur 4 m · hauteur 3 m |
| Équipe en tournée | 3 personnes |
| Public | Dès 6 ans · cycle 2, début cycle 3 |
| Jauge | Adaptable · idéalement 50 à 250 spectateurs |
Étapes de création et diffusion
Création 2023 · spectacle en diffusion sur les saisons 2026–2027
Tarif : Nous contacter.
Contact diffusion
Production & Diffusion
administration@cielesblousesbleues.fr · 06 10 76 53 75
Partenaires & Soutiens
Partenaires : Ivoire Marionnettes (Côte d’Ivoire) · lille3000 · Commune de Sainghin-en-Mélantois
Soutiens : Département du Nord · Département du Pas-de-Calais · Ville d’Hellemmes